Samedi 10/12 // DANSE // RésistanceS : Création de DeLaVallet Bidiefono

L’IFC de Pointe-Noire présente une pièce originale de DeLaVallet Bidiefono

Création le samedi 10 décembre 2016 à 19h00

Sous le préau du Lycée Français Charlemagne.

RésistanceS

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Chorégraphie : DeLaVallet Bidiefono

Danseurs : Bède-Marie Koubemba, Brice Mbemba, Fiston Bidiefono, Stecia Charelle Loubello, Jehf Biyeri, David Bouesso et Wilfried Loemba

Percussions : Mohamed Sylla

Création sonore : Francky Milandou / Lumières : Bernabé Beti Loemba

L’IFC de Pointe-Noire remercie le Lycée Charlemagne pour son aide précieuse dans la réalisation de ce projet.

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Créée à Pointe-Noire, avec les artistes vivant et travaillant à Pointe-Noire, RésistanceS célèbre la force du collectif, face à la violence du monde. Résister. En tant qu’humain, en tant que danseur. Faire barrage aux pressions sociales, manifester sa solitude, ce sentiment que l’on a souvent de crier dans un désert.

Nos corps sont les dépositaires d’une mémoire ; des caresses reçues, de la violence sociale ou intime, de la convoitise qu’ils suscitent, du désir de possession dont ils sont l’objet. Leur éloquence est authentique. Pour le chorégraphe, l’urgence, la nécessité de poser des actions vraies est un leitmotiv qui traverse toute son œuvre. Comment apprendre à être soi, à se détacher des multiples déterminismes qui nous façonnent à notre “corps défendant”. Manifester cette violence du détachement, autant que celle que l’on subit. La danse ne ment pas, elle expose le danseur sans possible parade. Aller vers l’Autre, vers la différence, couper les attaches, prendre des risques, montrer sa fragilité, se mettre à nu. Chaque jour, on se retrouve sur un ring, face à un quotidien qu’il faut affronter, surmonter. La vie est une bataille, un mouvement sans fin qui est la vie même.

La danse fait de cette éloquence des corps un langage sensible, expressif sans les mots, contre les mots parfois. Le chorégraphe DeLaVallet Bidiefono travaille à partir de cette matière, en a fait son idiome, un idiome instable, toujours à inventer. De la musique et du chant dans lesquels il excellait dans ses plus jeunes années à Pointe-Noire, il a trouvé dans l’éloquence des corps la possibilité d’exprimer de façon plus universelle sa vision du monde, de la vie, de la confrontation aux autres, à la société. Des rencontres déterminantes lui ont ouvert les horizons de la danse contemporaine. Cette danse qui ne renie pas les héritages traditionnels ou populaires, mais les transgresse, les nourrit d’autres apports émancipés de tout académisme.

Pour DeLaVallet Bidiefono, le danseur parle de l’actualité, doit prendre position par rapport à sa vie. Il souhaite encourager la jeunesse congolaise à évoluer, s’ouvrir, se lancer dans des situations qui lui sont étrangères. Cette énergie du Congo, autour de la danse, autour du corps, le nourrit, même dans son exil volontaire. Il veut la partager, la faire rayonner sur les plateaux de théâtre. Une énergie qui invite à ne jamais abandonner, à garder l’espoir, envers et contre tout.

Au terme d’une résidence déployée sur toute l’année 2016 et initiée par l’IFC de Pointe-Noire, il crée pour et avec les artistes de Pointe-Noire une pièce inédite, pour 7 danseurs et un batteur, mêlant les langages de la danse, du théâtre et de la musique. DeLaVallet Bidiefono jouit aujourd’hui d’une reconnaissance internationale dans le milieu de la danse contemporaine, dont il écrit une page à sa façon, en ayant imposé une signature reconnaissable entre toutes.