SAMEDI 14 OCTOBRE à 19h // THÉÂTRE // ‘Stabat Mater Furiosa’ à l’Espace YARO

14-10-2017 19:00 - 14-10-2017 21:00

Spectacle créé le 20 mai 2017 à l’IFC de Pointe-Noire, dans le cadre de l’événement “Femmes, un (dés)accord majeur”

 

Avec

Laure Bandoki : comédienne
Éva Chauvet : comédienne
Mohamed Sylla : percussions


Dans ce long poème écrit pour la scène, la Stabat Mater Dolorosa, figure qui enferme la femme dans les pleurs et la douleur, se mue en une «Stabat Mater Furiosa», qui mène un réquisitoire sans appel contre l’homme de guerre.  Dans cette sorte d’épiphanie païenne, le verbe nous prend à témoin sans échappatoire possible. Les comédiennes Laure Bandoki et Éva Chauvet se glissent dans cette peau furieuse, qu’elles habitent avec évidence.

 

Le Stabat Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon fut écrit en 1997 au Liban. Son personnage, une femme, s’adresse directement à cet « homme de guerre » et l’accable de toutes les horreurs dont il est responsable; elle se fait le bourreau de sa haine comme il fut le bourreau de sa vie. Elle veut qu’enfin cesse le discours des effets et des causes.

 

D’où la radicalité du propos : « je suis celle qui ne veut plus comprendre car comprendre, c’est déjà accepter ». Mais cet homme de guerre n’est pas une confortable figure virtuelle, c’est le spectateur lui-même qui est pris à partie. Jean-Pierre Siméon est clair : « Il ne peut y avoir d’équivoque : l’adresse est clairement aux spectateurs à qui la comédienne fait face. La dureté de l’invective ne peut être une objection : il n’y a là nulle injustice, chacun étant, un jour ou l’autre, par action, par pensée ou par omission, le  Dieu de la Guerre ».

 

Stabat Mater Furiosa est donc un cri au nom de toutes les femmes qui ont connu la guerre, le viol, les tortures, les crimes, un coup de gueule, une parole de poète, que l’actualité nourrit constamment.

 

Samedi 14 octobre – Espace culturel YARO
Entrée libre

 

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    L'IFC de Pointe-Noire a l'immense plaisir d'accueillir le Quatuor Béla, une des plus brillantes formations françaises qui oeuvre à la défense des musiques de création, pour 2 concerts exceptionnels les 18 et 21 octobre 2017.

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    'FOKLORES IMAGINAIRES'

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    Une belle occasion d’entendre les quatuors Britten, trop rarement joués, et de retrouver l’essentiel et éternel Art de la Fugue.

     

     

     

    >> EN SAVOIR PLUS :

    Fondé en 2006 par quatre musiciens des CNSM de Lyon et Paris – Julien Dieudegard et Frédéric Aurier, violons, Julian Boutin, alto, Luc Dedreuil, violoncelle –, le Quatuor Béla s’est réuni autour du désir de défendre le fabuleux répertoire du XXsiècle ainsi que la créa­tion. L’ensemble se produit en France sur des scènes éclectiques : Philharmonie de Paris, Arsenal de Metz, Atelier du Plateau, Festival d’Aix en Provence, Folles Journées de Nantes, Biennale Musique en Scène de Lyon, Les Suds à Arles, ainsi qu’à l’étranger (Italie, Galilée, Congo, Afrique du Sud, Irlande, Liban, Allemagne, Colombie…).

    Le Quatuor Béla se distingue par sa volonté d’être à l’initiative de nouvelles compositions et de nourrir le dialogue entre interprètes et compositeurs. Curieux et enthou­siasmés par la diversité des courants qui font la création contemporaine, les membres du Quatuor Béla s’asso­cient souvent à des figures artistiques emblématiques : l’improvisateur Jean-François VROD, le rockeur inclassable Albert MARCŒUR, le griot Moriba KOÏTA, le jeune maître du oud Ahmad Al KHATIB, le trio de jazz surpuissant JEAN LOUIS, la Compagnie de danse GRENADE, la chanteuse Elise CARON..

    Il publie en 2013 deux disques : l’un, consacré à une oeuvre co-écrite par Thierry BLONDEAU et Daniel D’ADAMO, Plier / Déplier, l’autre, Métamorphoses nocturnes, dédié à la musique de LIGETI, dont la sor­tie a suscité l’enthousiasme de la presse (ffff Télérama, Luister 10 award, Gramophone Critics’ Choice award …). Ces deux disques ont obtenu le prix de l’Académie Charles Cros.

    En 2015, le Quatuor Béla  reçoit le prix de la Presse Musicale Internationale (Prix Antoine Livio).

    En 2017, il publie avec Albert MARCŒUR le disque Si oui, oui. Sinon non et s’apprête, pour l’hiver 2018, à la sortie de ses Impressions d’Afrique chez Harmonia Mundi.